Dossiers - 03/02/09 - Europe: Sarkozy rejoint le MNR

Sur l'Europe: Sarkozy a rejoint le MNR...
L'efficacité c'est l'Europe des Nations par Bernard Bornette.

Au plus fort de la crise financière de l'automne 2008 les seules propositions ont émané des Nations, l' ''Europe'' était aux abonnés absents. 

Au MNR nous sommes de longue date convaincus que seules les nations sont en mesure de traiter..... les problèmes qui les concernent.

Les événements récents viennent de nous en fournir une preuve éclatante : l' ''Europe'' a été totalement absente des tentatives d'apporter des solutions à la crise financière.

Au contraire, ce fut tout d'abord l'action concertée de deux chefs d'Etat qui a mis en oeuvre le premier processus : une initiative de Gordon Brown, adoptée et efficacement relayée par Nicolas Sarkozy, a lancé en octobre le mécanisme visant à stopper la dégringolade des banques européennes. On a ensuite assisté en un temps record à l'adoption de ce dispositif par les représentants des principaux pays européens qui l'ont ensuite fait approuver sans délai par les autres états européens.

Pendant ce temps qu'ont fait ''Bruxelles'', la commission et ses escouades de fonctionnaires ? Rien. Ou plutôt si : on a pu voir Barroso trottiner aux cotés de Sarkozy, sans la moindre valeur ajoutée.

Ceux qui nous rabâchent que l' ''Europe'' version Bruxelles est nécessaire à la résolution de nos problèmes devraient commencer à se poser des questions....

Puis ce fut le G20 : dans la foulée N. Sarkozy a réussi à convaincre G. Bush de convoquer ce fameux G20. Et là encore on a constaté la totale absence de propositions des instances européennes, avec un Barroso qui se contentait de tenir compagnie à N. Sarkozy dans ses démarches.

A ce stade le G20 n'a rien proposé de réellement concret. Il s'est contenté de poser des principes généraux qu'il est prévu de mettre en forme par des groupes de travail. Ce qui est normal. Mais on peut toutefois constater, et regretter, que parmi ces principes figure la réaffirmation de la sacro-sainte libre concurrence et le refus de tout protectionnisme, selon les exigences de G. Bush. Tout ceci recevant, bien évidemment, la bénédiction de N. Sarkozy, et de Barroso dont c'est le cheval de bataille. On n'a rien dit, ou si peu, de la course à l'endettement ou des ventes à terme par exemple, alors que ces questions sont, parmi d'autres, au coeur du problème.

On attendra donc avec une impatience teintée de scepticisme ce qui ressortira in fine des ''études'' confiées aux groupes de travail.

Le MNR, quant à lui, maintient ses positions : refus d'une libre concurrence sans entraves, nécessité d'instaurer certaines mesures de protection de nos économies, et instauration des règles indispensables pour assurer un fonctionnement harmonieux des mécanismes financiers.

Lors des prochaines élections européennes, il faudra se souvenir et rappeler que l' "Europe" version Bruxelles a été totalement incapable de réagir face à une crise qui aurait dû la concerner au premier chef, et que ce sont des représentants des nations qui ont pris les premières mesures nécessaires

En outre on pourra sourire en voyant que N. Sarkozy veut , à juste titre, doter la France d'un outil d'intervention financière au profit des entreprise, sans que Barroso s'élève contre ces financements qui sont pourtant contraires au sacro-saint principe de la libre concurrence. A la totale inefficacité de Bruxelles s'ajoute donc son incohérence. Mais, en l'occurrence, on ne s'en plaindra pas...

http://www.m-n-r.net/news703.htm