Dossier du 12/10/08 MNR : nouvelles perspectives Pourquoi et comment le MNR doit poursuivre le combat
Depuis plusieurs décennies, le pouvoir politique a laissé place au pouvoir économique et, depuis les années 90, au pouvoir financier. Parallèlement, la France a abandonné ses pouvoirs à l'Union européenne et cette dernière, sous la houlette de Sarkozy, fait allégeance au mondialisme imposé par les Etats-Unis. Cela n'a pourtant pas empêché le gouvernement français de faire appel à l'unité nationale pour sauver la finance.
Où est la droite nationale ?
Or, il n'y a eu personne pour lui rétorquer qu'il est indécent de faire appel à la solidarité du peuple français, alors que celui-ci a été bafoué par la signature du traité de Lisbonne, alors qu'un Français sur deux n'est pas représenté au parlement et que le projet de loi sur la représentation régionale balaie la dernière trace de proportionalité qui subsistait dans nos instances.
Il n'y a eu personne non plus pour dénoncer le rideau de fumée tendu devant la réalité. Au nom d'une prétendue morale financière, on fait des parachutes dorés des patrons les boucs émissaires de la crise, alors que trois semaines plus tôt, on allouait 435 millions d'euros à M.Tapie pour avoir acheté Adidas avec l'argent du contribuable.
Personne non plus pour reprocher à Sarkozy d'avoir laissé des banques de dépôt françaises devenir des banques spéculatives, à l'instar des banques américaines, certaines d'entre elles se comportant comme de véritables casinos en déconnectant leurs produits financiers de l'économie réelle. Personne encore pour souligner qu'il est absurde de vouloir aujord'hui sauver la finance, alors que rien n'a été fait pour empêcher la vente de la sidérurgie et le drame des pêcheurs.
Où est la " droite nationale " qui devrait sans relâche dénoncer la politique coupable d'une France ouverte à tous les vents ? Ses responsables préfèrent se placer auprès des états-majors ou renforcer leur position personnelle plutôt que d'organiser le combat contre toutes les formes du mondialisme.
Mais, si ces désordres internes ont bien une vertu incapacitante, le plus grand ennemi de la " droite nationale " n'est pas sa balkanisation, c'est son archaïsme. Nous avons besoin d'un pôle national novateur, audacieux, anti-conformiste, capable de voir où sont les nouvelles lignes de fracture et de renouveler ses propositions.
Le MNR doit repasser à l'action
Le MNR a déjà fait la moitié du chemin. Avec son programme actualisé, il a déjà formalisé les grands axes politiques pour ce début de siècle, contrairement aux autres formations. Il doit maintenant changer de méthode d'action car le saupoudrage électoral généralisé n'a pas donné les résultats escomptés.
C'est pourquoi notre mouvement va s'engager dans une nouvelle stratégie d'implantation, privilégiant la proximité et l'action locale concrète. La situation est propice à nos idées et il est inutile d'attendre un hypothétique rassemblement de notre "famille" pour agir. Au contraire, cette diversité entre les différentes composantes de la droite nationale doit être un moteur.
Toutes les manoeuvres politiciennes sont une perte de temps et d'énergie qui nous détourne et nous éloigne de notre objectif. À l'heure de la faillite du système, tout peut basculer brutalement. Et, dans ces circonstances, ce sont toujours les minorités agissantes qui infléchissent le cours de l'histoire. Ne passons pas à côté de notre destin!
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